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VOL EN MONTGOLFIÈRE
Passionnés de voyages et d'aventure, nous
le sommes. Pour ma part, je le suis depuis que, enfant, je plongeais
mon nez dans un fabuleux roman de Jules Vernes "Deux ans de vacances".
Qui aurait pu me dire qu'un jour nous allions rencontrer un autre passionné,
tombé lui aussi tout petit, dans un roman du même auteur
"Le tour du monde en 80 jours", qui allait le faire basculer
du jour au lendemain de la terre aux airs. Car si nous passons une grande
partie de notre temps à sillonner les routes, lui sillonne le
ciel à bord de sa montgolfière et en a fait son métier.

Cet aéronaute,Damien Merceron devait, force
du destin, croiser un jour notre chemin. Résultat, un fabuleux
voyage en ballon, inoubliable.
La
veille du départ, Damien nous appelle et après avoir pris
la météo, il nous a dit 7h00 sur le parking derrière
l'entrée du Puy du Fou. Nous étions pile à l'heure,
pas question de rater ça...!
Les préparatifs commencent alors. On descend la nacelle posée
sur la plate-forme de la camionnette que conduit le père de Damien,
et qui nous suivra pendant tout le voyage soit en visuel soit par la
radio. Le vol en montgolfière nécessite une "assistance
au sol " parce qu'il est très rare de se poser à
l'endroit du départ. Donc en véritables professionnels,
"l'équipe Merceron" ne laisse aucun détail au
hasard.
La
nacelle, un grand panier en osier (c'est ce qu'il y a de plus résistant
aux chocs éventuels) est posée au sol. A l'intérieur,
Damien fixe les 4 bouteilles de gaz. Nous la couchons sur l'herbe, puis
arrive un grand sac qui contient... le ballon. On déplie soigneusement
l'enveloppe du ballon qui mesure environ 15m de long pour un volume
de 3400m3, c'est énorme..... Je n'en vois pas la fin, je n'aurais
jamais imaginé qu'il puisse être aussi grand. Et c'est
alors que les choses sérieuses commencent. Damien et son père
installent un gros ventilateur,
près de l'embouchure du ballon et celui-ci gonfle petit à
petit. Notre montgolfière devient de plus en plus coquette et
finit par avoir fier allure, parée de ses couleurs or et azur.
Lorsque l'enveloppe est bien dodue, les brûleurs entrent en action
pour réchauffer l'air, cela prend environ 10 minutes alors la
belle montgolfière se dresse et le moment de grimper dans la
nacelle est arrivé, et le départ imminent. Et puis, sans
presque s'en rendre compte, nous nous élevons dans les airs vendéens,
légers comme une plume.
Nous
voilà entre ciel et terre suspendus à ce ballon, où
seul le vent sera maître de notre destination, notre aéronaute
ne pouvant que le seconder pour le faire monter ou descendre en actionnant
les brûleurs qui envoient cet air chaud. Il faut savoir que le
temps de réaction est assez lent près de 10 secondes entre
le fait de réchauffer et le moment où il monte. C'est
là que l'on reconnait le professionnel qui sait anticiper les
sautes
de vent et les différences de températures de l'air. Notre
pilote, le nez au vent et l'oeil sur l'altimètre sent instinctivement
ces différences et corrige en chauffant un peu pour remonter,
ou au contraire laisse refroidir de façon à nous montrer
un détail
Nous avons donc décollé au dessus du Puy du Fou, en plein
coeur de la Vendée, par un matin calme. La brume au
loin, les rayons du soleil commençant à percer le ciel
et le silence si incroyable. De temps en temps, la radio nous appelle,
c'est le père de Damien qui lui demande vers quel endroit il
se dirige, de façon à nous suivre. Là, le voila,
nous voyons la camionnette blanche qui se gare, un signe de la main
et il attend de voir quelle route nous empruntons.
Les
étendues du grand parc et de la cinéscènie à
nos pieds, nous sommes tout simplement en train de vivre un nouveau
spectacle avec comme acteur principal le vent, en second rôle
notre ballon et nous en tant que figurants d'un moment rare.
Damien nous propose de survoler le parc, mais comme tout acteur a ses
caprices, le vent décide de nous conduire ailleurs. Le spectacle
n'en est pas pour autant moins intéressant,
car au fil de notre doux déplacement, c'est le tapis de la vie,
celui de la terre, que le vent déploie à nos pieds. Partout
les étendues de champs cultivés faisant miroiter leurs
damier vert et ocre. Notre ballon chatouillant légèrement
ce grand échiquier avant de nous déporter vers un nouveau
décor, celui de la civilisation. Imaginez notre ballon passant
au raz des maisons, frôlant les potagers et attirant quelques
curieux, profitant de cette subite proximité pour voir de plus
prés l'étrange engin volant ! et puis, nous
voilà repartis ailleurs, plus haut, plus loin, passant au dessus
d'un point d'eau où notre montgolfière va se refléter,
s'attarder, se pavaner, qu'il est amusant ce reflet. Mais oui, tu es
belle a dit le miroir, alors va, va maintenant, car il est temps de
ramener tes passagers.
Alors l'aéronaute commence à chercher un endroit convenable
pour se poser. Pas évident quelques fois. Nous aurions bien aimé
nous poser là où nous avions décollé, mais
ça... pas possible. Ah, ce vent ! nous finirons donc notre folle
et délicieuse virée aérienne, dans un champ ! Damien
se prépare à
l'atterrissage, il nous donne quelques consignes avant et nous nous
s'accrochons, aux poignées parce que l'atterrissage est moins
doux que le décollage, ça secoue un peu, on glisse sur
quelques mètres et puis , stop ! c'est fini, le beau et doux
voyage s'arrête.
La camionnette est déja au bout du champ et fait une marche arrière.
Pendant ce temps, l'enveloppe se couche lentement sur le sol et commence
à se vider. Alors, on dégonfle le ballon pour bien le
vider de l'air restant, et on commence le pliage. En moins
de temps qu'il n'y paraît, le ballon est allongé. Alors
le grand sac qui contient l'enveloppe est posé à coté,
et deux personnes lèvent le sac par bonds de 1m50 pendant que
Damien enfourne le ballon dans ce grand sac. Les bouteilles de gaz sont
rangées et attachées dans le camion, il en reste encore
2 qui sont pleines. Pour des raisons de sécurité, il est
bon d'avoir toujours de la réserve. Puis vient le tour de la
nacelle qui regagne son emplacement.... Une fois tout remballé,
la table pliante est sortie de la camionnette et mise pour le café
!! hum... un bon café accompagné d'une bonne
brioche vendéenne à 10h00 du matin en plein milieu d'un
champ inconnu et après de telles émotions. Avouez que
c'est génial ! et en plus... nous avons eu le droit à
un diplôme !
Ah ! c'était vraiment TOP ce voyage. On part léger et
on revient chargés d'émotions. Une fois que l'on a touché
aux airs on voit la terre différemment, on perçoit le
ciel autrement et on c'est fait un ami... le vent.
BON A SAVOIR
Un ballon peut porter de 4 à 5 passagers. Son autonomie
est de 2 heures voir plus selon les conditions météo.
Il faut décoller le matin ou le soir avant que le soleil ne chauffe
et sur un terrain d'au moins 50m². L'altitude moyenne est de 300
à 600m ou au raz du sol, et la vitesse de 50km/h. Une fois par
an, un aéronaute est soumis à des tests médicaux
stricts et son matériel sérieusement contrôlé.
Mais pour en savoir plus sur les conditions d'un
tel voyage, rendez-vous sur : contactez
nous , (cliquez sur ce lien) et Damien notre aéronaute se
fera un plaisir de vous en apprendre davantage. Nous espérons
vous avoir donné envie de tenter l'aventure !....
Alors si vous passez près de chez lui, demandez lui à
tenter cette superbe expérience, il se fera un plaisir de vous
piloter........!! vous ne le regretterez pas.

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