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La
route du JADE
(Visite du YUNNAN à La
BIRMANIE)
Qui n'aurait rêvé un jour de suivre les pas de Marco
Polo et de marcher sur ses empreintes pour découvrir l'une des nombreuses
routes de la soie, celle qui mène au pays du "Jade Impérial",
celle qui va nous conduire de la
Chine à la Birmanie?

Notre voyage durera 25 jours, sous une température de 20 à 30° en novembre
(un peu plus dans la plaine de l'Irrawady), époque idéale pour entreprendre
ce genre de circuit. Notre groupe sera constitué de 6 personnes dont
4 se connaissent déjà.
Notre long parcours connaîtra certaines
sensations au passage de la frontière Sino-Birmane estompées par la
qualité de nos guides de chaque côté de la frontière.
Mais laissons là ces désagréments largement
compensés par les richesses d'un des circuits les plus beaux et les
plus magiques grâce à la rencontre de ces gens au contact si facile
et au sourire permanent.
Chine
KUNMING,
surnommée "ville de l'éternel printemps" en raison de son
climat très doux est une étape incontournable où nous visiterons entre
autre les Collines de l'ouest ainsi que le Temple des Bambous et ses
500 statues de Bodhisattwas (réincarnation de Boudha) dans diverses
poses très expressives au point que chacun peut y trouver son sosie.
Nous
partons pour LUNAN où se trouve
la forêt de pierres. C'est
endroit est très curieux, la mer s'est retirée il y a des millions d"années
et a laissé place à des petites montagnes de calcaire qui ont été sculptées
au fil du temps par les vents dans un chaos labyrinthique où il fait
bon se perdre au milieu des groupes chinois qui viennent ici en nombre.
J'y reviens, pour ma part, pour la 6ème fois revoir Liu Qi
Xin, brodeuse et marchande d'artisanat de la région comme
la plupart des habitants du site, les SANI (branche des YI) au sourire
caractéristique et charmeur.
Après
cette visite, nous reprenons la route pour Kunming en faisant de trop
brèves étapes dans des villages typiques "Han" et "Sani"
et finissons la soirée à un spectacle traditionnel des minorités, nombreuses
au Yunnan.
Nous
prenons ensuite l'avion pour DALI (aéroport
de Xiaguan, capitale administrative et économique du district), capitale
du royaume historique célèbre de Nanzhao (7ème/9ème
siècles)
Nous
croisons au marché du lundi, au nord du lac Eraï, les Bai, Jingpo,
Achang et Lisu qui peuplent la région avec leurs chevaux très petits
mais très robustes. La promenade sur le Lac nous donne un panorama grandiose
sur les montagnes qui lui servent d'écrin et "les Trois Pagodes"
accrochées à leurs flancs. La plus haute domine de ses 70m ses petites
sœurs de 42m dont l'air penché est dû aux nombreux tremblements de terre
de la région. La visite d'une fabrique artisanale de batiques dans un
décor séculaire nous fera apprécier la patience, le charme et la gentillesse
des 4 jeunes sœurs qui en sont l'âme.
Nous
prenons la route de la Birmanie(en travaux à ce moment) pour
atteindre BAOSHAN.
Nous
enjambons au passage le Mékong qui se fraie un chemin au milieu
de cette région montagneuse (pont Jihong).Temples et pagodes
sont encore au menu, dont le temple du Boudha couché dans les monts
du Yunyan, la pagode Wembi et le monastère de Guangzun.
Pour
atteindre TENGCHONG, nous traversons
le fleuve Nujiang, puis la chaîne des monts Gaoligong
et 2 cols plus tard nous arrivons à Tengchong (1650m), Station
thermale. La vie de toute la région, riche d'une vingtaine de volcans,
tourne autour des sources d'eau chaude, des massages, des ventouses
en bambou, des bains…
Nous
rencontrons aux alentours de nombreuses ethnies Jingpo, Dehong, De'ang,
Daî, Achang que nous retrouverons en Birmanie sous d'autres noms
(Jingpo=Kachin, De'ang=Palaung).
Toujours
sur le tracé des pistes caravanières du Jade et de l'Inde, nous passons
de la vallée de la rivière Daying (Yinyang) à celle de la rivière
Shweli, frontière avec la Birmanie que nous allons franchir à
RUILI.
Nous
quittons avec regrets Yang Ze, notre guide chinois qui aura été efficace
jusqu'au bout: avant de sortir du territoire, nos autorisations doivent
apparaître sur les écrans informatiques de la douane chinoise qui ne
parvient pas à se connecter avec Kunming (lieu d'entrée).
Myanmar
(Birmanie)
Pas
de problèmes de ce genre pour les douaniers birmans de MÖNG
YU. C'est la grande tradition britannique "papelardèsque"
qui nous attend, grandement facilitée par notre nouveau guide birman,
Win. A peine les présentations faites, celui-ci disparaît pour un moment
qui nous paraît interminable avec nos passeports et visas. C'est en
fait pour remplir manuellement en plusieurs exemplaires les différents
documents nécessaires à notre entrée et notre circulation dans le territoire.
Nous serions bien incapables de répondre aux questions des fonctionnaires
locaux qui ne connaissent que le Birman et le Chinois. Une dizaine
de touristes seulement nous ont précédés à cette frontière depuis sa
réouverture, il y a 2 mois.
Nous
reprenons la "Burma Road", au trafic intense.
Des camions surchargés de produits chinois divers défoncent la route,
tandis que nous croisons des bus et pick-up "débordants" de
travailleurs birmans transfrontaliers. A nous la Birmanie!
…Sauf
que, soudain, route barrée, militaires "arme au poing" dirigent
tous les véhicules vers une aire de stationnement
boueuse. Là, des files de camions attendent de passer sous de vastes
hangars équipés de hautes
plates-formes d'où les douaniers peuvent contrôler les marchandises
en faisant retirer les bâches. Pour éviter d'aller plus loin dans le
contrôle (le débarquement éventuel de toute le chargement) les convoyeurs
doivent se montrer patients et compréhensifs (financièrement) envers
les fonctionnaires zélés et armés qui grouillent autour d'eux dans des
uniformes incertains. Win nous expliquera, à son retour des "bureaux"
que le mieux est d'avoir sur soi des "lettres de recommandation"
d'un notable ou d'un général bien placé. De son côté, discrètement,
le chauffeur remet quelques billets à un enfant de 10/12 ans surveillé
de près par des sbires, destinataires réels de la monnaie. Mieux vaut
connaître les tarifs, sous peine de rester bloqués plusieurs jours parfois,
jusqu'à
la fixation de la "taxe" après évaluation détaillée du fret.
L'efficacité de notre guide et de notre
chauffeur nous permet de reprendre la route. Ils nous conseillent cependant
de ne pas ressortir nos appareils photos trop vite des sacs. L'ambiance
reste un peu lourde. En effet, quelques kilomètres plus loin, de nouveaux
barrages nous attendent: l'un pour l'armée fédérale, l'autre pour l'armée
régionale Shan, un troisième pour les autorités locales. Nous les franchissons
sans trop de tracas grâce à la fameuse "lettre de créance"
très efficace. Enfin, "libres" au bout d'une trentaine de
kilomètres, notre inquiétude s'évanouira devant la beauté du paysage
fleuri et l'accueil souriant et chaleureux à notre première halte et
pendant le reste du voyage.
Nous atteignons LASHIO, capitale
de l'Etat SHAN du Nord située à 800m d'altitude. C'est une région où
se côtoient 35 minorités que nous découvrons à
l'important marché qui anime le centre-ville.
Plateaux
et montagnes se succèdent au fil d'une route toujours embouteillée et
accidentée: pannes, crevaisons
ou surcharge, mieux vaut avoir un véhicule pas trop large et en bon
état. Nous arrivons à HSIPAW, typique
bourg de Shan, situé à 600m d'altitude dans la plaine de la Dokhtawaddy,
longtemps capitale d'une puissante principauté Shan. Tressage, mandariniers,
fabrique de nouilles, artisanat, promenade sur la rivière et architecture
traditionnelle sont les principaux atouts de cette paisible bourgade
(et toujours la gentillesse et le sourire de la population si photogénique).
A quelques kilomètres, la Pagode Bawgyo est l'une des plus sacrées
de tout l'Etat et lieu de pèlerinage réputé.
Nous
partons pour une journée de marche vers le village de Pankha,
habité par l'ethnie Schwe Palaung
(Palaung doré) à travers forêts et cultures (thé, café, riz, maîs…).
Nous passons la nuit dans la maison sur pilotis du chef de village sur
des nattes tressées, à même le sol. Un guide local, libraire qui ose
afficher le portrait de Aung San Su Yi dans sa boutique, sert de lien
entre nous. En redescendant vers Bawgyo, celui-ci nous initie à l'univers
des "Nats" en traversant les villages, car les Shans,
tout comme les Birmans, sont boudhistes mais croient également aux esprits
auquels il faut rendre un culte pour éviter qu'ils ne soient malfaisants
et même essayer de les faire intervenir pour avoir de la chance ou du
succés.
Nous
quittons à regret le calme de Hsipaw et la sérénité de ses habitants.
Nous
faisons un "arrêt buffet" à MAYMIO,aux
villas stylisées et au climat doux, lieu de villégiature où la nomenclatura
du régime vient s'abriter de la mousson. Les officiers et fonctionnaires
anglais ont cédé la place à ceux de l'Etat du Myanmar.
La
descente du plateau Shan sur MANDALAY
n'est plus qu'une formalité par cette route soigneusement entretenue
par et pour ces derniers. MANDALAY, au cœur du pays, fut la dernière
capitale des rois Birmans avant la colonisation par les anglais. Fondée
en 1857 seulement par le roi MINDON, elle a vu s'épanouir une tradition
artisanale de grande qualité
dont les plus remarquables sont le "battage de
l'or" pour en faire les feuilles dont la dévotion des gens de toute
classe habille les boudhas (en particulier le Boudha Mahamuni). Ces
derniers sont d'ailleurs la principale inspiration des sculpteurs (teck,
marbre, bronze) qui les exportent surtout en Chine et en Thaïlande.
Tissage, marionnettes, tapis "en relief", bijoux d'argent
et orfèvrerie sont disséminés aux alentours dans les faubourgs ou les
anciennes capitales: AMARAPURA (fin 18éme) ou AVA (sur l'autre rive
de l'Irrawady) dont l'ancien palais
a fourni le bois de teck pour construire le pont U-BEIN (1,2 km).
Nous
visitons enfin la pagode KUTHODAU où nous attend "le plus grand
livre du monde" (729 stèles de marbre qui reproduisent les textes
sacrés boudhiques du TRIPITAKA) au pied de la Colline de Mandalay du
sommet de laquelle nous contemplons le coucher de soleil sur l'Irrawady.
Le
lendemain, dès potron-minet (5h00), nous embarquons à bord d'un bateau-bus
local pour rejoindre PAGAN à la nuit tombée
(15 à 16h00 de voyage). Le temps s'arrête, comme le bateau, à chacune
des 6 ou 7 escales pour découvrir l'animation provoquée par le passage
de la diligence du fleuve: débarquement, embarquement des passagers
et des marchandises, vendeurs ambulants (artisanat et/ou ravitaillement),
cohorte des chars à bœufs qui relaient le transbordement.
PAGANfut
la capitale du 1er empire Birman fondé au 11ème
siècle par le roi ANAWRATHA. Inondations et tremblements de terre, pillages
et invasions ont cependant laissé plus de 2200 temples,
stupas et pagodes.
Les
visites des principaux temples (SCHWEZIGON, GAWDAWPALIN, MAHABODI, ANANDA…)
alternent avec les ballades dans la campagne et les villages qui servent
d'écrin au site. Nous ne pouvons échapper à la visite des manufactures
de laque ni aux magasins adjacents et nous avons
la chance de tomber sur
une procession de "noviciat" qui rassemble tout un village
:en tête et à la queueleuleu les "rosières" ou reines de beauté,
les enfants des écoles, les adultes, les novices à cheval et enfin l'orchestre,
amplifié par un haut-parleur d'époque qui en crache les flonflons, juché
sur un char à bœufs.
Les
bus à touristes n'arrivent pas à encore à étouffer l'atmosphère sereine
du lieu, ni le trottinement des petits chevaux qui tirent imperturbablement
leur charrette, ni le sourire et l'accueil de la population malgré l'insuccès
fréquent d'un "marchandage" omniprésent.
Le
coucher de soleil sur le site, observé depuis les perchoirs organisés
que sont les plus hauts temples, amplifie encore nos impressions contemplatives
fantastiques et irréelles.
L'étape
suivante nous ramène par avion sur le plateau
SHAN à HEHO, capitale du
Sud de l'Etat. Nous prenons rapidement la route pour NYAUNGSHWE, importante
bourgade, porte d'entrée du
Lac INLÉ.
Je
laisserai de côté les villages sur piloti, les pirogues servant de bus
et/ou de chalands, les plates des pêcheurs ou celle des cultivateurs,
les nombreux monastères et les jardins flottants, la façon de ramer
debout avec la jambe, les nasses au filet, les artisans, les chats sauteurs
et les ratons laveurs.
Mon
coup de cœur pour toute cette vie lacustre si calme; si ce n'est la
fumée, le bruit et la fureur des moteurs , a été si grand que j'ai
souhaité la revoir dans le cadre de la fête annuelle de la "procession-promenade"
des boudhas autour du lac. C'est donc le projet que j'ai réalisé un
an plus tard au mois d'octobre 2001 que je narrerai
prochainement.
A
une demi-journée de route à peine à l'ouest du Lac, nous partons pour
la région de KALAW (1450m d'altitude).
Spécialité du coin: le TREKING chez les populations montagnardes PA-O,
PALAUNG, SHAN, TAUNGYO et DANOU. L'atmosphère est celle d'un camp de
base Népalais bien que cette bourgade ait été construite par les Anglais
pour fuir la chaleur de la mousson. Comme MAYMYO, cette villégiature
est désormais occupée par l'armée Birmane ou plutôt par ses officiers
avec villas luxueuses, centres de remise en forme, golfs….et, noyé dans
les villas, un orphelinat catholique survit dans une atmosphère à la
"Dickens" grâce aux missionnaires fondateurs italiens. La
ballade d'une journée dans les montagnes environnantes vaut l'effort
ridicule si on le compare aux conditions de vie des PALAUNGS
que
nous croisons dans les champs sur des pentes abruptes et dont nous visitons
le village. La caractéristique de leurs grandes maisons en bois (teck
et bambou) et sur piloti est d'abriter plusieurs foyers alignés ouvertement
sur un " hall-couloir-salle commune" avec une ribambelle d'enfants
courant dans tous les sens. Le restaurant népalais à moins d'une heure
de marche de là nous offre son jardin fleuri pour salle à manger et
un panorama superbe pour revivre notre trek.
La
route pour PINDAYA est une
petite merveille. Elle serpente au milieu de vallons piquetés de paysans,
de buffles, de chars à zébus et de banians majestueux. Le vert tendre
des choux (chinois ou non) et des rizières est marbré par les champs
verts sombres de christophines cultivées sur des tonnelles. La terre
rouge rubis est la trame de
ce tapis de couleur.
Au
pied des Grottes où sont exposés des milliers de boudhas accumulés par
les pèlerins au fil des siècles, un petit bois de banians enchâsse
une forêt de stupas. Nous y croisons les montagnards Pa-o, Tauhgyo ou
Danou qui se rendent à la ville, la hotte surchargée comme un camion
chinois. Nous ne manquons pas la visite chez le fabricant d'ombrelles
en bambou et de papier shan dont l'accueil est à la hauteur de sa réputation.
Le
retour à Yangon (Rangoon) n'est heureusement qu'une étape obligée
pour prendre notre train. Destination MAWLAMYINE
à la frontière du Pays Karen. Le voyage à travers le delta
de l'Irrawady est agrémenté de nombreuses haltes dans des bourgs ou
des villes aux quais très animés par des vendeurs de friandises, beignets,
poulets… ou par de simples porteurs d'eau (souvent des enfants). Ils
sont relayés, pendant le trajet, par des marchands-singes qui circulent
sur le toit des wagons. Terminus Mottama, d'où nous prenons le
ferry à la nuit tombée, au milieu d'une nuée de mouettes nourries à
la volée par les habitués de la ligne. Nous traversons le puissant fleuve
Salween pour rejoindre Mawlamyine, la troisième ville de Birmanie.
Port, pagodes et marché sont au menu avant de reprendre le minibus qui
nous a rejoint. Nous entrons en Pays Karen mais restons en bordure
de celui-ci pour rejoindre le Rocher d'Or en traversant une région qui
ressemble à certains coins du Viêt Nam: rizières: "pains
de sucre", palmiers, bananiers, cocotiers. Temples et grottes sculptées
sont en pleine rénovation pour devenir les destinations touristiques
de demain si la région retrouve son calme.
Nous
arrivons à Thaton, ancienne capitale des MON, installés
depuis plus de 2000 ans dans la région où ils cultivent hévéas, noix
de cajou et autre arbres fruitiers (pamplemousses, durians, mangoustans…).
Après une nuit dans les bungalows du Moutain View Resort en pleine nature,
nous rejoignons de bonne heure Kinpun, camp de base des pélerins
boudhistes qui montent à pied ou en camions vers KYAIKTIYO.
La fin du parcours se fait obligatoirement à pied au milieu
des échoppes de boissons, objets de culte, bambous ou pacotilles
de toutes sortes et surtout des pharmacopées locales: herbes, dents
de tigre, pattes d'ours, têtes de chèvre, peaux, saumures brunes peu
ragoûtantes et bestioles séchées. La montée est rude mais ponctuée des
sourires et des encouragements des autres pélerins ou des habitants
qui attendent à chaque virage la panne d'énergie pour nous faire monter
dans leur chaise à 2 ou 4 porteurs (selon l'envergure du client). L'ascencion
se termine au Rocher d'Or, à 1100
m d'altitude, maintenu en équilibre sur le bord d'une falaise grâce
à un cheveu de Boudha. La magie continue par la simple ferveur et le
recueillement de la foule qui sereinement baguenaude d'un sanctuaire
à l'autre où nous retrouvons les "nats" du Pays Shan. Seuls,
des rabatteurs s'agitent pour remplir les restaurants qui offrent gratuitement
le gîte à leurs clients dans des dortoirs de nattes. Les moins fortunés
pique-niquent et dorment à la belle étoile sur les terrasses qui entourent
le Rocher et dominent la jungle et, au loin, la plaine immense. Le village
de paille et de bambou qui héberge tous ceux qui travaillent sur le
site est accroché au flan de la montagne. Il mérite à lui seul le détour
et couronne nos efforts de son charme.
Il
ne nous reste plus qu'à rentrer non sans avoir contribué à l'appellation
du lieu en collant quelques feuilles d'or sur le rocher que l'on vient
de badigeonner de laque pour éviter que la brise
ne les vole.
Nous
retrouvons notre véhicule à Kinpun qui nous ramène vers Yangon via BAGO,
également ancienne capitale MÖN. Nous avons la chance d'y croiser
la confrérie des triporteurs qui fêtent leur "saint patron".
La procession des véhicules surchargés de pyramides de décoration s'en
va honorer le grand Boudha couché (54m) de Schwethalyaung après
être passé par la Pagode Schwenawdaw, la plus grande de Birmanie,
qui domine toute la région du haut de
ses 114 mètres.
Nous
rentrons à YANGON par la voie rapide
à péage qui traverse le Delta. C'est la fin du voyage. Il ne nous reste
plus qu'à faire le tour des boutiques d'artisanat qui nous font revivre
rapidement notre périple non sans avoir rendu une dernière visite à
la Pagode SCHWEDAGON dont l'ambiance
extraordinaire résume nos impressions.
Pays
fantastique constellé des robes brunes ou rouges des moines (roses pour
les nonnes), peuple merveilleux qui nous fait oublier le malaise de
"sa politique" derrière le rideau de son sourire et de sa
gentillesse, le MYANMARnous laisse
sur un goût de REVENEZ-Y.
C'est ce que je me suis
empressé de faire un an plus tard en Octobre 2001.
Récit et photos de J.F. Bouchet.
Saison du voyage: Novembre 2000.
Compagnie
aérienne: Thaï ****
Climat
: 20 à 30/35° selon l'altitude.
Vol Paris
/Bangkok direct, puis correspondance pour Kunming (Yunnan)

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